Intervention militaire au Mali: la grande incertitude

Il n’est décidemment plus besoin de consulter les astres pour découvrir que la recherche d’une solution politique à la crise est en passe d’être privilégiée par les partenaires du Mali qui sont de plus en plus assiégée par les avis d’experts appointés visant à tirer par les cheveux les conséquences d’une intervention militaire. Et, cela va de soi, c’est là une vision à laquelle les pays comme l’Algérie, déjà hostile à une intervention militaire, adhéreront sans se faire prier. Pour faire court, il faut dire que l’envoyé spécial de l’ONU au Sahel, Romano Prodi, estime qu’il faut du temps pour trouver une bonne solution. Une solution politique ?
Oui… mais, il est clair que depuis l’ouverture des négociations avec, d’abord, les « oublieux des bienfaits »du MNLA sous la férule de la cedeao, le const

Romano Prodi, envoyé spécial de l’ONU au Sahel, source maliweb.net

at qui se dégage est que rien n’a évolué et la donne reste la même : Le MNLA en est encore à dire urbi et orbi qu’il veut l’autodétermination du territoire de l’AZAWAd. Mais, il y a pire. Les fondamentalistes islamiques d’Ansardine qui, récemment, avaient déclaré qu’ils renoncent à l’application de la charia sur tout le mali_ sauf à Kidal_ semblent jouer un jeu des plus farfelus. A dire vrai où est le résultat de la médiation conduite par Blaise Compaoré, président du Faso, quand on sait que ce n’est ni aujourd’hui ni hier qu’elle a démarrée ? Aussi faut-il souligner qu’il existe des insuffisances, très nombreuses, dans cette médiation qui est encore loin de livrer tous ses secrets. Car, en prenant dans la masse le MNLA et Ansardine comme les groupes avec lesquels il est plausible de négocier, l’observateur attentif est dans son droit de demander s’il n’y a pas baleine sous le gravier…
Mais revenons aux propos du « Monsieur Sahel » de l’Onu, Romano Prodi. Comme je l’ai indiqué au début de ce texte, il défend la solution politique au détriment de celle qui consiste à attiser le feu de la guerre. Une marche à reculons ? Difficile de le dire, puis que la communauté internationale, du haut de sa vérité à elle, veut faire croire que les touaregs du MNLA, à cheval sur leur revendication d’autodétermination, doivent être impliqués dans la recherche d’une solution. Et en lisant la multitude de publications sur ces propos, on remarque sans grand mal que nombre de confrères n’ont pas eu de mots assez forts pour les « rayer d’un trait ». Mais, il y a tout de même une exception qui est que l’éditorialiste Adam Thiam, dans un article intitulé « N’oubliez pas de rapatrier le Mali », donne à voir éclore le contenu de l’annonce de Prodi. A le croire, le Mali est plus que jamais sommé de reprendre son destin en main en refusant surtout de se laisser téléguider comme un robot. S’il veut avoir un certificat de respectabilité ! Il va jusqu’à dire que le Mali doit se battre seul avant d’attendre quoi que ce soit des autres. Une manière certainement d’affirmer qu’une intervention militaire est inéluctable et qu’elle peut bel et bien avoir lieu avant septembre 2013, contrairement à ce que pensent M. Prodi et ses experts. Autre manière de voir exposée par l’éditorialiste, c’est que le Mali doit jouer son va-tout en allant livrer bataille contre les groupes armés. « Une armée nationale ne peut pas ne pas le faire », puis que le MNLA l’a fait…
Voilà qui rompt avec les sempiternels commentaires destinés à dire à qui veut le croire que le Mali n’a pas une armée qui soit en mesure de l’extirper de cette période de honte de son histoire. De même, nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à aller en croisade contre la thèse qui fait du MNLA et d’Ansardine des potentiels appuis pour le Mali si intervention il doit y avoir, quand on sait que l’armée malienne garde encore comme une relique les souvenirs maussades des tueries dont ont été victimes les soldats du camp d’Aguelhok, surtout, de la part du MNLA avec l’enthousiaste complicité de Al-Qaïda au Maghreb Islamique. La plaie est loin de se cicatriser !
Bien entendu, les choses n’arrêtent d’évoluer au constat que la France, l’un des tenants d’une solution militaire, a demandé au MNLA de renoncer à sa revendication d’autodétermination. Une demande que Blaise ne parvient toujours pas à leur faire accepter ! En tout cas, on le sait, le MNLA n’a pas le choix et se trouve dans l’obligation de négocier avec Bamako, sans faire la bête. Et enfin, il convient de relever que l’annonce de M. Prodi, si elle est maintenue, est un signal fort fait aux autorités du Mali pour qu’ils redescendent sur terre et sachent qu’ils ont autre chose à faire.
Boubacar Sangaré

La chronique de l’Etudiant malien: Être malien aujourd’hui

Le drapeau du Mali.

_ On est malien quand on se croit prophète, plus gaulliste que de Gaule, plus ou presque Général que lui, plus patriote qu’on puisse le croire !
_ Tu es malien si tu es assiégé en permanence par le malsain désir de « grimper » ta moto, filer à tombeaux ouverts, crever le tuyau d’évacuation des fumées pour Peter à la gueule des jaloux qui ne manqueront pas de t’accabler d’imprécations… Une manière de leur dire « je ne vis pas pour vous ! »
_ Quand on va l’école, on est élève ou étudiant qu’en classe ; ailleurs on se plaît à se mettre dans sa peau de star d’Hollywood, ne reconnaissant le plus souvent d’autorité qu’à celui qui fournit à manger ou qui peut renvoyer à coups de pieds aux fesses. On sait qu’on ne manquera jamais un tuyau pour passer… Quand on te parle d’un livre de Sartre, Marx, Dante, tu brandis Rihana, Fifty cent, Mylmo. Le bouquin, tu penses, c’est le repaire du pauvre. L’enseignant, pour toi, n’est qu’un pauvre type, indigne d’une once d’estime. Et tu échoues à l’examen, Dieu me damne !, tu pleures, et te mets à demander la chape de plomb pour le camarade qui a refusé de te pistonner en salle.
On est malien ou malienne
_ Si au volant de ta voiture tu fonces vers une flaque d’eau et mouille le piéton qui passe sans implorer son excuse, comme pour lui dire qu’il est venu le temps de se payer une
_ C’est toi qui as toujours raison : tout le monde se plante.
_ Quand on a besoin de toi à 08 heures, tu te pointes à 10 heures et trouves toujours mille excuses à formuler
_ Parlant de football, tu te crois plus professionnel que Mourinho, plus pensant que Messi. Si quelqu’un te pose la question sur le Nord-Mali, tu dames le pion à Adam Thiam, cognes plus fort que Chahana Takiou sur la grande muette que tu considères à tout bout de champ comme un ramassis de lâches. T’as un avis à donner sur tout et rien, tellement ta langue est aussi longue que ton bras !
_ Un usager de la circulation « urine » sur le code de la route, il lui faut juste 500 fcfa pour enterrer l’affaire. Tu as un parent policier, député, richard ou ministre, tu es dispensé de toute peine en l’espace d’un coup de fil, pourtant tu n’as ni vignette ni permis de conduire.
_ Maire, président, député, tu ne te donnes pas la peine de prendre le pouls de la population. Tu t’en fous comme de ta dernière chemise !!!!!!!! Crever comme des mouches, sembles tu leur dire. Oui, tu te réclames de ce peuple, mais tes enfants étudient dans des écoles surpayées, ignorent fichtrement que leurs congénères dans les écoles publiques sont relégués aux oubliettes.
_ Et tu es malien, si tu passes le clair de ton temps à épiloguer sur les travers des autres mais incapable de regarder tes propres défauts. Tu n’en finis jamais de la ramener.
_ Pour toi, tout est cher sauf le pain ; tu achètes le pain même à un prix explosif, dont la seule évocation brouille la vue ! Et le paracétamol suffit à tous les maux, donc pas besoin de se rendre à l’hôpital
Pour finir
_ On est malien quand on veut redresser une démocratie qui n’existe pas, qui n’a jamais existé, et, résultat : même ton petit frère qui s’apprend à marcher, pour ne pas dire ton enfant qui vient de naître, a déjà une voiture à sa discrétion…….
Boubacar Sangaré

Nord-Mali: Du Qatar et du côté ombrageux de la crise malienne

L’émir du QAtar

A bien des égards, la crise qui a taillé au Mali un statut de bazar n’est évidemment plus une affaire sahélo-sahélienne, mais bien a débordé les seules frontières de la région voire du continent. Et la réunion tenue à Bamako, le mois dernier, organisée par la nouvelle présidente de l’union Africaine la sud-africaine Nkosazana Dlamini Zuma, et, à laquelle ont pris part l’ONU, la CEDEAO, l’Union Européenne … a fait naître chez plus d’un une note d’espérance qui est de voir la crise dépasser l’étape des parlottes, donc de voir se préciser une intervention militaire.

Mais toujours est-il que ce souhait partagé, par ceuxqu’on appelle à défaut « les va-t-en-guerre », risque de rester en suspens, en considération d’une foultitude de facteurs qui, s’ils sont compulsés, contribueront à l’apparition du sentiment que le Mali, déjà au bout du rouleau, n’est pas plus qu’une espèce de victime d’un complot international. Un sentiment qu’il faut vite balayer du revers de la main, car ne correspondant pas à la grille de lecture (pour le moment, certes) qui est en honneur chez les commentateurs de l’actualité tant nationale qu’internationale.

Cependant, dans la multitude d’observations et de commentaires formulées sur la crise malienne, ces derniers temps, le pesant soupçon généré par le Qatar un temps remisé, a repris de plus belle et fait crier à l’insondable de plus en plus de gens. Le Qatar, ce petit émirat du Golfe, riche de l’argent du pétrole, est-il entrain de pistonner via les services humanitaires qu’il assure au Nord, certains groupes, surtout islamistes, qui squattent cette zone ? Quel intérêt ce pays poursuit-il en travaillant à la mise à genou du Mali que tout le monde dit aider (objectivement ?) aujourd’hui ?

A toutes ces questions, il ne saurait exister de réponses convergentes. Commençons d’abord par l’incontournable précision, qui consiste à dire qu’officiellement, le Qatar par la voix de son émir Cheikh Hamad Bin Khalifa-Tani, est à cent lieues de laisser prendre racine ces doutes qui pourraient mettre à mal davantage sa réputation déjà « atomisée » à l’échelle internationale par le rôle qui est sien dans la crise qui secoue la Syrie et a empoisonné le climat au sein du conseil de sécurité de l’ONU. Le démenti des Qataris ne s’est guère fait attendre, et le président intérimaire malien Dioncounda Traoré, de son retour de Doha le 24 octobre dernier, est rentré avec, dans sa poche !

N’empêche qu’aujourd’hui, à propos du Qatar, beaucoup de questions pleuvent, et des indignations se nourrissent au constat que ce pays, au final, peut se permettre n’importe quoi, n’importe où, comment et quand avec la protection, certes clandestine, de son grand protecteur que sont les Etats-Unis. C’est pourquoi, en Syrie, le soutien apporté à l’Armée Syrienne Libre (ASL) par le Qatar qu’on abordait sur certains médias occidentaux, semble aujourd’hui couvert, passé sous silence au moment où, surtout, cette rébellion syrienne est infiltrée par des salafistes (le salafisme n’est donc pas mauvais quand ça profite à qui on sait !?) venus d’autres pays arabes… Pourtant le Qatar est, sans conteste, la représentation d’un paradoxe, en ce sens que n’étant pas lui-même démocratique, il travaille à gommer le régime Assad, jugé à raison d’ailleurs monolithique, sanguinaire. Dans son hebdomadaire « Chronique du Blédard » intitulée « Le printemps arabe, une lecture algérienne »(1), publiée dans la Quotidien d’Oran, Akram Belkaïd cite le livre du politologue algérien Naoufel Brahimi El Mili _ le printemps arabe, un complot ?_ , qui écrit ceci à propos du Qatar : « Boussole des transitions démocratiques, l’émirat n’envisage pourtant aucune réelle ouverture pluraliste… il est interdit à Doha de créer un parti politique, un syndicat et même toute association à connotation citoyenne : qu’il s’agisse des consommateurs ou de protection de l’environnement… Dans l’émirat, même la grève est proscrite… ». Paradoxe !

Il est donc patent que, au Mali comme partout ou presque, la présence du Qatar est sujet à caution et à polémique, même si certains services secrets essayent de jouer sur la carte de l’apaisement en disant ne pas être au courant de ce que fait ce pays au Nord du Mali. Dans un récent article, émaillé de témoignages qui sont pour la plupart à ne pas prendre avec des pincettes, Christine Muratet, Journaliste à Radio France Internationale, met à nu l’effervescence provoquée par la présence des humanitaires Qataris à coups de primes faramineux, de méthodes de travail douteuses… (2) Celle qui a rencontré acteurs humanitaires, élu local, membre de la société civile, rapporte qu’aux yeux de tous ceux-ci, la présence du Qatar fait courir les soupçons les plus exaltants, eu égard d’abord au fait que, selon un humanitaire « Le croissant-rouge qatari est arrivé à Gao sans avertir personne, ni la Croix-Rouge malien, ni le CICR (comité internationale de la Croix-Rouge) qui coordonne pourtant l’aide d’urgence dans les zones de conflit. »

Autre information livrée par la journaliste : le fait que le croissant rouge qatari n’accepte d’intervenir que dans les zones où opère le MUJAO, ce qui a été confirmé surtout par un élu local. Et ce n’est vraiment pas verser dans l’ « anti-qatarisme » que de dire que ce pays joue un rôle trouble dans le Nord du Mali, en dépit du déficit de preuves qui empêche pour le moment de parer à tout doute. Dans la crise malienne, le temps finira par avoir raison du mensonge agité par les Jihadistes. Le mensonge résiste à tout, sauf à la faiblesse sur laquelle il repose… Les doutes qui incriminent l’émirat mérite d’être auscultés, et le personnel politique malien et autres quidams qui ne se préoccupent qu’à se donner en spectacle à Bamako, qui pour signifier son soutien à une intervention militaire, qui pour s’y opposer, doivent en faire leur cheval de bataille. Il y va de leur crédibilité dans un pays où, désormais, ils sont les moins pris au sérieux.

(1)- le Quotidien d’Oran, jeudi 01 Novembre 2012,
(2)- La présence du Qatar au Nord du Mali : les doutes persistent, RFI.

La chronique de l’étudiant malien: Dans le cybercafé


Kalabancoro, fin de journée. Le soleil s’apprête à disparaitre derrière les montagnes. Ciel envahi par une fumée de nuages, la circulation est bloquée et on y roule serré comme des harengs. Les motards se faufilent parmi les voitures en tançant le chauffeur de Taxi qui a osé emprunter la partie de la chaussée qui leur est réservée.
La devanture du cybercafé est parsemée de motos, à l’intérieur une foule d’étudiants est gagnée par l’envie de connaître leur sort : les résultats des facultés des sciences humaines et des sciences de l’éducation sont disponibles ; des sites d’informations locales permettent désormais d’y avoir accès sans coup férir. L’effet internet. Restons dans le cybercafé. Payer une petite somme de cent francs pour découvrir si votre nom est suivi de « Admis », «Exclu » ou « Redouble », ou bien se rendre sur la fameuse colline du savoir pour s’engager dans une effarante et ennuyeuse bousculade devant les listes affichées sur les tableaux. Tels sont les choix qui s’offrent aux étudiants. En règle générale, on opte toujours pour le moindre mal.
Frémissement de peur, la sueur colle la chemise sur la peau, le brouhaha est insupportable. Le premier à s’adresser au gérant est un étudiant qui a chaussé du quarante deux-fillette, n’a pas le physique pour l’emploi : maçonnerie par exemple. Au lieu du résultat, il veut savoir si un monsieur n’a pas demandé après lui. Puis ce fut au tour d’une étudiante d’offrir à la foule une effroyable scène de pleurs, informée de son redoublement avant d’étaler son incrédulité quand le gérant lui a fait savoir qu’il a lui-même échoué : après une année blanche, bien sûr. Un sentiment de compassion domine tout le monde, y compris le présent chroniqueur bien qu’il ne soit pas concerné. D’autres, admis, se confondent en remerciements à l’égard du Dieu de tout le monde, et ensuite bondissent hors du Cybercafé, comblés.
L’étudiant venu le premier a le téléphone collé à son oreille gauche et affiche un regard qui laisse comprendre que celui qui se trouve à l’autre bout du fil tarde à décrocher. Et voici que brusquement, il laisse s’échapper de sa bouche : « le voilà clignoter pour se garer ! Ce maudit de chef DER. » Il avance en direction de la porte de sortie pour aller à la rencontre de la personne attendue.
T’as une idée de celui qui vient de garer sa voiture ?, demande le gérant à un monsieur qui prend racine sur une chaise, à coté de la sienne et dont nous allons protéger l’anonymat. Il dit être de l’AEEM. La couleur de cette voiture flaire bon celle du chef DER de votre faculté, répond-il. Il doit avoir rendez-vous avec le petit qui vient de sortir ; il n’a pas passé lui aussi ! N’en croyant pas ses oreilles, le gérant hoche la tête. Je peux moi aussi arranger ta situation, poursuit le monsieur, la somme à payer qui est au goût du moment s’élève à cent vingt cinq mille. Si tu es prêt à payer ça ! Parce que nous aussi, on aura à négocier avec les secrétaires.
Il est vrai que pendant la période de la proclamation des résultats, les étudiants deviennent esclaves de l’incongruité, descendent dans les travers les plus insolites et se laissent prendre en otage par une idée, qu’ils ont bâties eux-mêmes, d’après laquelle il est inadmissible de redoubler tant qu’il existe mille et un chemins pour passer !
Tout sauf ça, payer pareille somme ça va pas, réplique le gérant, ça m’est égal ; je sais que sur la « colline » rien n’est clair. Il y a un système inconséquent, dévorateur, qui est entrain de déranger les espoirs fondés sur l’avenir de ce pays. Moi j’ai plus intéressant à faire que de monnayer mon passage.
Et voici que deux autres étudiants, malheureux à l’examen, l’approchent et lui demandent de trouver un rendez-vous avec le chef DER. C’est comme si c’était fait, dit-il, je vais de ce pas voir la sœur du jeune homme là ; elle est en bons termes avec lui.
On demandera alors : Pourquoi tout cela dans une Université où le savoir devrait être la seule chose qui vaille ? Je privilégie, ici, la réponse d’un professeur qui, en guise de parenthèse lors d’une conférence-débat sur un tout autre sujet, avait dit ceci : « la privatisation du domaine public. » C’est bien cela, et ne riez pas car c’est très grave. Les Facultés semblent être à la discrétion de ceux qui en ont la responsabilité. Tout y passe sauf ce qui rime avec la bonne pratique. Les sales mentalités y sont érigées en reine, alors que le bon sens est enterré sans fleurs ni couronne…
Boubacar Sangaré