Vente et expropriation du marché de Kalaban-coro: La fille du maire voit rouge !

Mon article(1) à propos de la fracassante affaire de la vente et l’expropriation du marché de kalaban-coro n’a déplu qu’à Hawa Ballo, la fille du maire de la commune, Issa Bokar Ballo. En réaction, elle a débité à mon encontre bien des énormités qui prouvent à souhait qu’elle n’a pas appris les bonnes manières. Fâchée, elle était, de voir son père se faire rappeler à l’ordre. « On dirait que tu ne connais rien sur kalaban-coro, mon cher. Il faut bien te renseigner… », m’affirme t-elle. Se renseigner ? Et moi qui croyais qu’à kalaban-coro, du plus vieux au dernier né, tout le monde a eu vent des traces laissées par cette scandaleuse affaire dont il faut se demander si un jour elle sera tranchée pour, enfin, voir la justice triompher.
« Tu n’es qu’un pauvre journaliste, avec 1OOO francs tu écris l’importe quoi (sic !) », a-t-elle renchéri. On croit rêver ! Voilà la fille d’un maire dont personne, je dis bien personne, ne dit du bien à kalaban-coro, quelques laquais et confrères inconscients exceptés. La fille d’un maire qui, depuis qu’il occupe ce poste, n’a rien fait à part de construire une salle de mariage dans la mairie…et son imagination s’est arrêtée là ! Là ou les choses se corsent, c’est lorsqu’on se rend compte qu’elle essaye de fermer les yeux sur une abeille en minimisant, surtout, la dégradation du tissu social engendrée par la vente et l’expropriation du marché. A kalaban-coro, beaucoup de liens de famille et d’amitié se sont cassés donnant lieu à une tension sociale dont le feu durera avant de s’éteindre. Même la pire des mauvaises fois ne sauraient nier cela. Ah, la vie de journaliste… !
A dire vrai, ce que Hawa Ballo supporte le moins, c’est que je n’aie pas cautionné cette coterie féodale, comme l’ont fait d’autres confrères, en écrivant un article folklorique destiné à dire de son père tout sauf ce qui est vrai. Me mettre en cheville avec lui. Voilà que la fille de celui qui continue de piller la commune de kalaban-coro s’érige en donneuse de leçons. Elle a aussi ajouté : « mal formé… » Tiens, tiens ! On voit sans mal qu’il n’est pas besoin de longues démonstrations pour dire que le maire et sa fille, c’est Hadj Moussa et Moussa Hadj, kif-kif ! Après m’avoir traité de « pauvre journaliste », elle prétend que je suis « mal formé ». Précisons les choses. J’ai connu la fille du maire au Lycée Tamba Doumbia de kalaban-coro, et je sais au moins une chose qui est que l’administration de cet établissement gardera comme une relique le nom d’un Elève : Boubacar Sangaré. Je ne tiens pas là un discours qui relève de l’égotime, mais le fait est que sa dernière réaction, comme toutes les autres, est mensongère et confirme à bien des égards une étroitesse d’esprit qui donne de l’urticaire.
Le seul moyen de résister à une telle calomnie, c’est s’en tenir à ce dicton : « celui qui se pince le nez devant moi, je lui crache dessus.» Si j’étais toi, Hawa Ballo, je n’oserais pas me fier à l’argent sale de mes parents pour raconter des billevesées à ceux qui ont préféré mener une vie digne que de taper dans la caisse de l’Etat. Si j’étais toi, j’allais me faire tout petit devant les filles et fils de ceux qui vivent dans un malheur engendré par mon père, maire de la commune. Si j’étais toi, j’irai mourir de honte plutôt que d’affronter le regard de toutes ces filles et fils de kalaban-coro.
(1) Vente et expropriation du marché de kalaban-coro: Où en est-on et que dire trois ans après

maire de kalaban-coro
Source maliweb?net

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Boubacar Sangaré