Mali: Soumeylou Boubèye Maïga, radiographie d’un mythe

Le chroniqueur n’a pas de sujet, cela fait partie des aléas de ce métier (d’ailleurs, est-ce même un métier ? De quoi (ou de qui) parler aujourd’hui ? Mais de SBM, l’acronyme par lequel les Maliens désignent leur premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, qui semble aujourd’hui être en mesure de marquer profondément la vie socio-politique du Mali. Le Tigre, comme on l’appelle encore, a ses thuriféraires, ses Ballafasseké (griots du légendaire Soundiata) modernes et en costard, voire ses adorateurs, mais aussi ses contempteurs. Il est, semble-t-il, sur tous les fronts à la fois : à Kidal, à Mopti, à Bamako pour activer ses contacts, mobiliser ses partisans, reporter (les élections), réquisitionner (les magistrats), redéployer (les forces de sécurité et l’appareil étatique), organiser, instruire, faire acte de présence. Il ne laisse personne indifférent, séduit ou rebute, mais attire comme l’aimant.

A bien suivre tout ce qui se dit et s’écrit sur lui, il a fait son (petit) effet depuis qu’il est arrivé à la primature, au bord du Djoliba. L’hebdomadaire Jeune Afrique, dans son édito intitulé « L’avenir du Mali » début octobre, n’a pas dit que des bêtises : SBM détiendra bientôt le pouvoir réel. Nul besoin de scruter trop longuement les propos du vieux Béchir Ben Yahmed pour décoder les scènes d’un spectacle qui se joue tous les jours sous nous yeux. Les indices sont légion pour affirmer que SBM est bel et bien le « patron », bien que le rôle suprême n’a peut-être pu le séduire ou lui échoir pour le moment. Car, de ce qu’on sait de lui, il est un bon soldat. Le chroniqueur n’invente rien : feu Ousmane Sow, toujours lui, a écrit que SBM est « loyal, fidèle en amitié et sait garder les confidences ». Malgré cela, on lui prête aussi mille et un coups (réussis), dont la paternité du brûlot « ATT-cratie, la promotion d’un homme et de son clan », signé par un énigmatique Sphinx.

Pour nous, l’histoire est simple : le président Keïta paraît fier d’avoir trouvé un « vrai » premier ministre. Et du même coup, la France aussi, mais il ne faut pas se mêler de cela. Tenons-nous en à ce qui est notre affaire, c’est-à-dire cette mythologisation dangereuse de SBM, qui fait dire à certains observateurs avertis qu’il est en train de se construire la même légende qu’IBK et, par ricochet, une trajectoire similaire. Partout, ceux qui disent de lui qu’il est un politicien « professionnel, rusé et alerte, brillant, éveillé », lui prêtent la capacité de tout réussir : faire réélire IBK, avoir remis le pays sur les rails de la sortie de crise, être le « préféré » des partenaires du Mali, contenter les mécontents.

Mais cette image d’homme à poigne pourrai<t s’avérer être une fiction pour IBK, qui, on s’en souvient, avait lui-même, comme premier ministre d’Alpha Oumar Konaré, laissé des traces dans les cœurs et les esprits. Il avait manié le bâton contre le COPPO, les religieux et les élèves en se construisant une réputation de Kankeletigui, avant de privilégier la carotte. SBM pourra-t-il tenir ? N’est-il pas moins fort qu’on veut bien le faire croire ? Le Tigre pourrait bien se révéler être de papier.

Bokar Sangaré

 

Mali: le pays ou la réélection ?

 

IBK de passage à Kalabancoro, au sud-est de Bamako, en 2014.
Photo: Boubacar

Entendu mardi soir sur une radio : un député a dit avec la fierté d’un champion de lutte traditionnelle sénégalaise que la réélection d’Ibrahim Boubacar Keïta, dit  » IBK « , était gravée dans le marbre. Rêve éveillé ou réalité, on attend de voir. En quoi est-ce important ? Simplement parce que la voix qui ânonnait dans la radio a fasciné le chroniqueur partagé entre rire et tristesse à l’idée que c’est désormais le sujet qui fait courir tout le monde, notamment dans les arcanes de la scène politique : la présidentielle.

Il y a désormais ceux qui y croient et ceux n’y croient pas (à la tenue). Et on en parle chaque jour comme s’il s’agissait de défendre un club de football. Mais au-delà de la présidentielle, c’est la réélection d' » IBK  » qui est devenue un ballon de foot politique.

Des ministres prennent le masque serein du  » griot  » pour dire les louanges du président et  » impressionner la masse « . La réélection, c’est ce qui leur plaît et ils ne veulent entendre parler que de ça parce que ça arrange leurs convictions, s’ils en ont. Ceux qui suivent les médias d’État ont droit tous les jours à un matraquage publicitaire qui ne dit pas son nom sans que personne ne se soucie de savoir si cela est  » casher  » ou pas. Des pleines brouettes de flagorneries dégueulasses sont déversées chaque jour dans les colonnes de certains canards serviles.

 

La stratégie est déjà en marche et elle est savamment huilée. Vous avez lu  » L’orgueil du désert  » de Djeneba Fotigui Traoré ? Dans ce roman primé l’année dernière, il se passe la chose suivante : pour faire part de l’affaire-rebelle aux autres citoyens à travers la presse, le président use d’une stratégie. Pour lui,  » tout le monde a le droit de savoir, l’information est capitale pour la survie de la démocratie. Mais pourtant, il faut que le peuple ne sache que ce qu’il doit savoir, le reste, il doit l’ignorer, complètement.  »

Des marches, mêmes pacifiques, sont réprimées, des journalistes arrêtées à leur rédaction comme une bande de frappe, achevant de confirmer tous ou presque dans l’idée que «  Big brother is watching you « . Qu’il se déclare candidat à sa propre succession ou pas, la réélection du président Keïta, qui ne cesse d’essuyer les tirs de barrage de l’opposition, des anciens membres de la majorité présidentielle et d’une partie de la jeunesse, est devenue une obsession : c’est un fait.

Mais, et le pays ? Tous ceux qui ne refusent pas de voir savent qu’il reste toujours aux creux de la vague. Qu’il croule au fond de la crise, car elle est toujours là la crise. Les soldats qui tombent comme des mouches, les mines qui explosent et qui n’épargnent ni civils ni militaires, les assassinats et braquages ne sont rien de moins que son prolongement camouflé.

Et ceux qui ne savent pas doivent le rentrer dans leur crâne une bonne fois pour toute : cette crise n’est pas une de ces crises passagères. Non ! Elle s’attaque à la structure même de l’État, du pays, de la classe dirigeante, des communautés et surtout à la façon dont le système est organisé. Il s’agit de ce système de réseaux de patronages néo-patrimoniaux. C’est aussi à croire que les leçons apprises dans les précédentes crises sont sorties par l’autre oreille.

Peu importe qu’il soit réélu ou pas pour le chroniqueur. Il n’a rien contre IBK qui, a-t-il écrit il y a quelques années,  » est entouré de gens dont les objectifs ne sont pas les siens. Qui ne sont pas prêts à se battre avec lui pour édifier ce pays. Et qui ne veulent que les postes, le pouvoir et les privilèges.  » Il s’agit aujourd’hui plus de sauver un pays que de réélire  » IBK  » dont les partisans semblent toujours en mode frontal, prêts à en découdre. Or, le pays est plus important que la réélection.

Dans un récent entretien qu’il a accordé au chroniqueur pour un média étranger, Ousmane Sy a été on ne peut plus clair : la conquête du pouvoir n’est utile que lorsqu’il y a un pays.

 

Bokar Sangaré

Le Mali est-il récupérable ?

Le soleil matinal est intraitable. Sur terre, des paquets humains s’agitent dans un interminable va-et-vient, chacun courant vers on ne sait quelle urgence. La terre ferme et les chaussures, c’est tout ce qui permet de tenir sur pied, désormais, quand l’espoir a déjà pris la forme d’une chimère. Quartier-Mali est comme tous les quartiers de Bamako. Des élèves sèchent les cours pour créer leur cours dans les rues parce que « l’école ne vaut plus rien, pas même le pet d’une vieille grand-mère », des vendeurs à la sauvette le long de la route, une myriade de petits kiosques qui ont troqué les journaux contre le sandwich, le pain et le chawarma. Une odeur suffocante s’élève des fossés ouverts vers les narines donnant un haut-le-cœur. Les hommes et femmes que l’on croise montrent peu de souci pour ce décor désolant.

Le Mali est-il récupérable ? La question est posée au chroniqueur dans un collège de ce quartier où il était venu parler de son livre Être étudiant au Mali pour sacrifier à un rituel de la rentrée littéraire. Un collégien d’environ 14 ans, qui pose pareille question sous une salve d’applaudissements de ses camarades, donnant de légers frissons dans la région du cœur du chroniqueur, qui a fait celui qu’en revenait pas. Le Mali est-il récupérable ? D’abord, il y a un sous-entendu. La question de la « récupérabilité » du Mali se pose, ce qui suppose qu’il est hors de contrôle, perdu, tombé. Tout se passe comme si le pays était compartimenté : nord, centre, sud et Kidal.

Les assassinats, enlèvements, tirs d’obus, braquages, voitures sautant sur une mine composent désormais la rengaine matinale dans les plusieurs régions, faisant des terres maliennes des cimetières. La quiétude, nous en avons perdu la notion. Trop de gens meurent, les rues pullulent de veuves et d’orphelins, le pays semble frappé de damnation.

Il y aussi cette humiliation d’entendre, de voir les autres répandre des bruits, des commentaires malveillants sur le pays. Mais l’humiliation réside aussi dans le fait qu’on n’arrive pas à s’assumer. S’assumer et accepter de s’entendre dire que les vrais ennemis du Mali sont ses propres rejetons.
Que répondre au collégien sinon que ce pays ne sera que ce qu’on décidera d’en faire ? Qu’on peut le « faire » ou le défaire, sortir nos haches pour le découper en petits morceaux et le jeter aux quatre vents. Qu’on le veuille ou pas, derrière la chute du pays, au fond de la crise se cache notre main à tous mais surtout de dirigeants indignes de confiance et de responsabilité.

Nous avons touché le fond : c’est ce qui est incontestable aujourd’hui et qu’il faut reconnaître plutôt que d’accuser les autres de nous cribler de mensonges, de calomnies. Que dire ? Que faire ? Rien à part redire que beaucoup de choses ont changé ailleurs, dans d’autres pays, dans d’autres continents et rien ne nous empêche de changer notre pays. Rien.

Bokar Sangaré

Mali: révolutionnaires partout, révolution nulle part

Pour les Maliens, il ne suffit plus de se contenter d’ «avoir été» : il s’agit aujourd’hui d’«être».

La nature n’a rien à faire de l’innocence, c’est pourquoi chacun se bat, se défend pour ne pas périr. Il en est ainsi des peuples qui, face à l’arbitraire qui règne et plie les têtes à sa volonté, se lèvent un jour, font front face à l’autorité, se libèrent de la résignation et de l’obéissance, parce qu’ils ont longtemps accumulé les ressentiments, les humiliations à dénoncer. Il y a un quart de siècle, quand le peuple a compris ce qu’il avait vécu, a compris qu’on tirait profit de ses infirmités, qu’on l’avait habillé en mendiant pour exhiber ses plaies à la charité des pays à qui la classe dirigeante tend la sébile, il s’est affirmé, a exprimé sa dignité. Le pays a vu le peuple chasser le dictateur qui en avait chassé un autre. Mais aujourd’hui, ce pan de l’histoire récente est devenu un fond de commerce pour certains, nostalgiques, nombrilistes.

La nostalgie, comme le chroniqueur l’a écrit plusieurs fois dans ces colonnes, est une de nos névroses. Certains acteurs nostalgiques de ce qu’on appelle par la force des choses « la révolution de 1991 » voudraient maintenir le pays dans le même ordre politique, social et économique, dans le système de réseaux de patronage néo-patrimoniaux. Quand ils parlent, ils commettent cette folie de ramener tout à leur époque, à leur personne sans se rendre compte un seul instant qu’ils sont malades à force de ressasser un récit national bucolique, idyllique, qui dit tout de nous sauf ce que nous fûmes.

Cela veut dire que pour les Maliens, il ne suffit plus de se contenter d’«avoir été» : il s’agit aujourd’hui d’«être». Dire cela, l’écrire comme ça peut faire lever pas mal de sourcils. Mais nos nostalgies de l’économie du temps de Kankou Moussa, de tout le bien que dit de nous Ibn Battûta, ont un parfum de médiocrité qui en dit long sur ce que nous sommes devenus. Or notre triste problème aujourd’hui est ailleurs : dans ce pays, un mur de Berlin passe toujours entre les ethnies, les communautés, les politiciens, les hommes d’affaires, la jeunesse à qui il est besoin aujourd’hui de donner un nouveau dictionnaire pour qu’ils apprennent que la patrie est différente de la famille et que sur nos passeports il est écrit Malien et non bamanan, peul, songhoy, tamasheq….

C’est un fait : il y a un tel bouillonnement au sein de la jeunesse qu’il est impossible de réfréner l’envie de dire qu’une révolution est inévitable et qu’elle peut être violente ou non. Partout, des jeunes sont vent debout et réclament de leurs vœux le changement à coups de slogans qu’ils puisent à pleines mains, qui dans un discours de Sankara, qui chez Fidel Castro, qui chez Che Guevara. Ils dénoncent la double société, un pays immobile dans le temps. Ils veulent changer le quotidien, le présent fait de médiocrité. Or, quand les jeunes s’emparent d’un truc, dans ce pays, comme nous l’avons lu dans les récits fondateurs de nos sociétés, il se passe quelque chose. Dans nos quartiers, nos ghettos, les jeunes en ont assez. Ils sont assoiffés de bouleversements et le fétichisme du passé ne les engage plus parce qu’il n’intègre pas le champ de leurs préoccupations. Partout, il n’y a que des révolutionnaires, qui poussent le pays à sortir de l’ordre ancien, qui veulent que les vieux laissent les jeunes naître.

 

Mais la révolution n’arrive pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que les Maliens n’aiment pas les Maliens. Parce que le jeune est le pire ennemi du jeune.

 

L’indépendance a-t-elle été un truquage ? La démocratie un mensonge ? Le chroniqueur est sûr d’une chose : la liberté que la démocratie nous a octroyée, du fait de l’usage qu’on en a fait, a été un attentat contre notre progrès. Elle a accouché de mille et un marchands de patience qui continuent de chantonner la même bonne rengaine, celle de la cohésion sociale, de l’unité. Mais sans les bonnes paroles. Ils opposent les jeunes les uns aux autres. Au Mali, il n’y a pas une jeunesse mais des jeunesses. Les objectifs des uns ne sont pas ceux des autres. Tout ce qu’ils veulent tous ou presque, ce sont les postes, les privilèges et le pouvoir. Le pays et la révolution, eux, peuvent encore attendre. Voilà pourquoi on a des révolutionnaires partout, mais nulle part il n’y a de révolution.

Bokar Sangaré

Mali: les angoisses d’un pays

 

Tombouctou, Mali crédit photo: Maliweb

Si le Mali croule encore au fond de la crise, des inquiétudes, c’est parce qu’à la différence de Pandore, nous n’avons jamais eu de Zeus capable d’ordonner la fermeture de la jarre dont nous avons soulevé le couvercle pour répandre sur notre terre tous les maux qu’elle contenait 

Cette chronique aurait pu s’intituler Les angoisses d’un monde, faisant référence à l’intemporel roman de Pascal Baba F. Couloubaly qui, je vois ça d’ici, prend de la poussière dans nombre de tiroirs. Mais ce n’est le pas le sujet. J’ai oublié qu’on ne parlait pas de littérature, porteuse de valeurs, de morale et de thérapie dans un pays ou un monde où les antivaleurs tiennent lieu, pour reprendre Marcel Proust, de « parangons de vertu ». Un pays, un monde où la meute de « nouveaux chiens de garde » tapis dans les limbes des portails et sites d’informations n’attendent qu’un zeste de critiques dirigées contre le pouvoir pour sortir ses dents. Cela prouve quoi ? Une seule chose : tout simplement que si le pays croule encore au fond de la crise, des inquiétudes, c’est parce qu’à la différence de Pandore, nous n’avons jamais eu de Zeus capable d’ordonner la fermeture de la jarre dont nous avons soulevé le couvercle pour répandre sur notre terre tous les maux qu’elle contenait : la guerre, la famine, la misère, le vice, la tromperie, la passion, l’orgueil, la maladie…

 

Notre histoire récente a été entachée d’erreurs regrettables, et on pourrait dire que c’est le lot de toute aventure humaine. Mais s’il y a une préoccupation plus sérieuse pour nous aujourd’hui, c’est d’accepter de parler de nous-mêmes tels que nous sommes, de notre situation, de notre condition, notre position dans le monde. Rien de tel ne s’observe dans les spectacles offerts en longueur de journée par les politiques, la presse, les instituts de sondage, et dont les Maliens de Bamako trouvent du plaisir à se repaître. Il n’en ressort rien d’intéressant, sinon qu’un fossé désormais infranchissable sépare les acceptants et les contestataires du président Keïta qui, à ce qu’il semble, affiche l’air d’un otage de puissants intérêts politiques, économiques qui tiennent plus à un second mandat qu’au vieux cœur qui bat dans la poitrine de celui qu’ils veulent réélire en 2018.

 

Pendant ce temps, le Mali ressemble chaque jour davantage à un navire qui chavire et qui n’attend que le sinistre moment pour sombrer, couler. Alors que ce qu’il faut, c’est une redéfinition des camps en ce que Pas cal Baba Couloubaly, revenons à lui, appelle dans Les angoisses d’un monde, « la roue qui abat et la montagne à abattre ». Chaque Malien devrait « faire partie de l’engrenage de la roue qui tourne constamment, dont les dents sont faites de volontaires de bien, et à chaque fois qu’un volontaire y adhère, elle aplanit une bosse, une irrégularité de la montagne qu’elle s’est promis de raser ». Les montagnes de difficultés à raser pour redresser le Mali, il y en a : des militaires qui désertent parce que l’armée a failli sous le poids de la sclérose, une guerre qui ne dit pas son nom au nord et au centre et qui apporte chaque jour son lot de militaires tombés sur un front qui n’existe pas, de voitures, camions sautant sur une mine, l’éducation paralysée, la poussée de la jeunesse…

 

Si on n’y arrive toujours pas, c’est qu’il faudrait peut-être regarder jusqu’au dedans des choses. Alors, que faire ? L’excellent Ousmane Sy, que l’on peut accuser de tout sauf de se cacher derrière ses petits doigts, a pourtant posé le problème de façon pertinente : il faut dépasser les clivages personnels pour sauver le Mali. Pour cela, « les différentes composantes de la nation doivent se mettre en dialogue pour esquisser les contours d’un nouveau Mali ». Rien qu’à voir Ousmane Sy écrire ça comme ça, le froid dans le dos l’emporte sur la tristesse. Parce que pour nous, en démocratie, le parti au pouvoir dirige, l’opposition s’oppose.

  1. S