Qui suis-je?

Crédit Photo: Raphaelle Constant

Crédit Photo: Raphaelle Constant

Boubacar Sangaré a étudié les Lettres modernes à la l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako. Aujourd’hui, il est Assistant de langue française à Bates College (Université) aux Etats-Unis. Et également auteur (nouvelliste).

Portrait fait par Fatouma Harber

Il est aussi journaliste et blogueur. Un autre citoyen du monde, soucieux pour son pays, animé d’un patriotisme bien rare chez les jeunes maliens de nos jours.

Il est de l’ethnie peulh, originaire de la région de Mopti. Musulman, son nom fait certainement penser à Oumou Sangaré, la diva du Wassolo. Bouba (c’est ainsi que je l’appelle) est aussi engagé qu’elle mais lui se sert de son extraordinaire plume pour exprimer toute sa hargne, son envie, ses déceptions, son scepticisme parfois quand ce n’est pas de l’espoir pour son pays et son continent.

Son jeune âge, n’en fait pas un novice, mais au contraire, je vous souhaite juste de le rencontrer pour vous rendre compte qu’il n’est pas grand que de taille. Il en a beaucoup étonné par sa maturité précoce et son expression quelque peu tranchante quand il parle politique « La paix ! La paix ! La paix : elle est et a toujours été au Mali. Elle est juste sous nos pieds, enfouie dans l’inconscience et la bêtise des hommes dont les comportements amoraux ont conduit ce pays dans la marée enlisante des incertitudes », et si douce quand il évoque ses états d’âme, il écrivait notamment à Dakar d’un ton presque poétique, teinté d’un humour filtré « Bientôt, tous ces sourires qui rayonnaient des visages si beaux ne seront qu’un point noir. Des sourires légendaires. Bientôt, nous allons tourner le dos à Dakar. Dakar et son froid. Dakar et ses belles filles qui jouent les « Leuk-le-lièvre »…Dakar et ses chauffeurs de Taxi qui feraient mieux de rouler avec une carte de la ville avec eux…». Quel contraste, direz-vous ! L’étudiant malien !

Est-ce sa grande taille qui m’a plu ? Ou son sac à dos de couleur orange qui doit peser une tonne car rempli de livres ? Oui, mais il y a autre chose en plus…sa culture et sa gentillesse sans commune mesure. Il ne m’a jamais dit non, lui arrive-t-il de dire non ? Ce garçon est fort étonnant.

Son Blog , « L’Etudiant malien » n’hésite pas à parler de la puissante Association de Élèves et Etudiants du Mali (A.E.E.M) qui fait sortir des milliers de militants incrédules dans les rues pour participer au jeu politique, des syndicats des enseignants qui décrètent des grèves irraisonnées si ce n’est une rétention des notes. Pauvre étudiant malien !

Journaliste dès sa terminale, Boubacar n’est pas particulièrement tendre avec les journalistes maliens qu’il accuse d’avoir dénaturé la profession en devenant des mercenaires de l’info, juste par souci de per diem quand on sait que c’est un métier qui ne nourrit pas son homme  au Mali: « c’est grimper à l’arbre de la naïveté  que d’espérer vivre du métier de journaliste » au Mali.

Il n’est pas particulièrement tendre avec la télévision nationale ORTM  (comme moi d’ailleurs) qu’il clashe dans un article récent. N’importe qui est journaliste au Mali.

Il collabore avec plusieurs publications maliennes notamment les journaux Les Echos, Journal du Mali L’hebdo, Mondafrique, Le Courrier du Maghreb et de L’Orient.

Boubacar est un passionné du monde arabe, dont il discuterait pendant des heures, sans se lasser. Son (pas lui-seul, mais notre) amie Limoune (une autre mondoblogueuse que je vous ferais bien connaitre si elle y consent) en a fait l’expérience.  Bien étonnée de voir un jeune malien parler si aisément de la révolution tunisienne, d’Ennahda, de la Tunisie du temps de Ben Ali. Et pas seulement de la Tunisie, Boubacar s’intéresse à tout le Maghreb, s’attachant même à ses écrivains qu’il affectionne particulièrement.

Mais n’allez pas croire qu’il en rejette l’Afrique noir, son livre  préféré est « L’étrange destin de Wangrin » de Hampaté Ba, il en tire son humilité et son élégance qui « consiste à ne jamais dire de bien de soi, à ne jamais se vanter de ses bienfaits et au contraire à  se rabaisser, a s’attribuer les pires défauts ». Ainsi, il se décrirait comme un timide (encore un) maladif, renfermé, qui n’a jamais dansé, d’ailleurs il n’a jamais mis pieds dans une boite de nuit (oui, c’est possible). Il aime la lecture, la musique, les jeux vidéo, le football. C’est un grand supporter du Réal Madrid (notre point de discorde) qui chatte peu et tweete encore moins.

Portrait fait par Faty, la Sister! faty.mondoblog.org

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bouba68
Boubacar Sangaré a étudié les Lettres modernes à l'université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako. Ancien collaboraeur des journaux Le Flambeau, La Nouvelle Patrie, Le Pays, Mondafrique (Paris), il écrit pour Journal du Mali, Les Echos, Le Courrier du Maghreb et de l'Orient. Il a été assistant de langue française à Bates College (Université, Etats-Unis).
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4 réflexions sur “Qui suis-je?

  1. Hi Bouba 68
    Par la présente, je viens solliciter un stage au près de vous dans le cadre de processus d’initiation à la rédaction d’articles par le choix du sujet, les investigations sur le terrain, la rédaction de l’article avec insertion de photographie et la publication.
    Je suis un jeune blogeur, desireux de participer a l’aventure mondoblog.
    Voici ma page facebook: http://www.facebook.com/amkulelonline

    Cordiallement votre, Ivo Dicarlo

  2. Susanna dit :

    Bonjour,
    Je m’appelle Susanna, je suis une writer freelance et je collabore avec plusieurs sites et blogs.
    Je viens de visiter votre site et j’aimerais vous proposer une collaboration éditoriale.
    Est ce l’adresse correcte?
    Dans l’attente de votre réponse.
    Je vous remercie.
    Susanna

  3. Bertrand dit :

    Bonjour,
    Les éditions de Capri publient :
    Le fou du marché rose, de Daniel Roussel, paru le 22 octobre.
    L’histoire de Baba Soudan, à la recherche d’un butin dérobé à l’administration coloniale dans les années 30, dans l’ancien Soudan français, actuel Mali donc.
    Un roman passionnant qui nous emmène à Bamako, à Ségou, et nous plonge dans une partie de l’histoire africaine.
    J’aimerais vous adresser le communiqué du livre.
    merci de votre attention,
    Cordialement.

  4. Cher Monsieur,

    Suite au commentaire que vous avez posté sous l’un des articles de notre revue online, je prends contact avec vous, après avoir parcouru votre blog, pour vous demander si une collaboration avec notre rédaction vous intéresserait.

    Au plaisir de vous lire,

    Très cordialement,

    Pierre Piccinin da Prata (Rédacteur en chef)

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